Famille ESCHBACH du Neuhof
Famille ESCHBACHdu Neuhof

 

Famille Eschbach

du Neuhof

 

 

Souche ESCHBACH

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visiteurs

Souvenirs d’Ernest

 

1 novembre 2008

par Ernest Eschbach

 

Au Neuhof, les Eschbach des deux premières générations, à commencer par les enfants de Joseph, furent essentiellement pêcheurs, aubergistes, journaliers, forestiers ou cordonniers. Cependant les pêcheurs furent les plus nombreux parmi eux. Cela n’a rien d’étonnant si l’on se souvient qu’à l’époque, le Rhin, distant d’environ 3 km, était un fleuve très poissonneux et qu’on y pêchait même couramment le saumon. Accessoirement, ces pêcheurs se livraient également à la chasse aux canards sauvages qu’ils attrapaient dans leurs filets tendus sur les berges du Rhin. Mes parents se souvenaient parfaitement des activités de ces pécheurs qui livraient le produit de leur pêche au Vieux-Marché­-aux-Poissons à Strasbourg. Ils empruntaient, pour quitter le Neuhof, le  » giessen » petite rivière de décharge du  » Krimmeri  » ( Rhin Tortu ) qui traversait le village parallèlement à la rue de la Redoute. Celui ci se jetait dans le  » Brunnwasser  » au niveau du fort de la  Redoute. Suivant ce cours d’eau sinuant dans la forêt, ils atteignaient le  » Rheinglessen  » et le remontaient. Ils entraient dans Strasbourg par le canal des Faux­remparts, à la Krutenau, jusqu’à l’écluse du  » Pont aux Chats « , dans l’actuelle rue de Zurich, qui communiquait avec l’Ill.

Pêcheur ou aubergiste, mon grand-père, Pierre Eschbach, devait être les deux car il ouvrit en 1865 une auberge au numero 212 au Neuhof. Des actes d'état-civil antérieurs, concernant notre famille, mentionnent souvent le 1 comme domicile de Joseph , Il n'est pas exclu qu'il s'agisse de la même demeure car l'auberge était située à l'extrémité sud du Faubourg. La maison que Pierre transforma appartenait déjà à son père, Pierre Eschbach fils aîné de Joseph,

L’auberge se transmit de père en fils jusqu’en 1985. Elle porta l’enseigne du  » Tigre  » mais était plus connue sous la dénomination  » Restaurant Eschbach « . On y servait jadis des fritures et elle était renommée pour sa matelote que venaient déguster les  » Steckelburger  » au retour de leur promenade dominicale dans 1a forêt du Neuhof. Autour du Stamtisch se réunissaient souvent les anciens neuhofois pour savourer une bonne  » Perle  » pression.

 

Le destin a voulu qu’après avoir perdu son plus jeune fils, Paul, mort sur le front d’Italie en 1917 dans des circonstances troubles, notre grand-père quitta ce monde le 22 Novembre 1918 le jour même de l’entrée des troupes françaises à Strasbourg. Ce fut pour ce patriote, qui, notons-le, était ne Français en 1844, l’ultime satisfaction de savoir que le drapeau tricolore flottait à nouveau sur la flèche de la  cathédrale.

 

Après leur mariage en 1905, mes parents, Pierre Auguste et Louise Eschbach née Diss construisirent une maison en communauté avec notre oncle et tante Eugène et Marie Diss née Eschbach. Située au 14 de la rue du Stockfeld, cette maison, devenue trop petite, fut vendue en 1917 à Auguste Sittler qui y installa une boulangerie. Auparavant, mes parents avaient habité quelque temps rue Anguleuse.

 

En 1912, ils aménagèrent dans leur nouvelle maison au 13c de la rue Saint Ignace. Pierre, Marguerite, Paul, Maria, (mes frères et soeurs) nous y sommes tous nés. Nous y avons connu une jeunesse très heureuse et par la suite nous avions toujours plaisir a y retourner. C’est avec tristesse et beaucoup de nostalgie que nous avons assiste à sa vente un an après la mort de Pierre, son dernier occupant.

 

Par nos parents, nous avons appris à aimer et à nous attacher au Neuhof et à son environnement. Notre père qui connaissait le moindre recoin de la forêt toute proche, nous emmenait souvent pour de merveilleuses promenades. Par son affabilité, sa gentillesse, sa serviabilité et sa modestie, il était estimé de tous. Il fut pour nous un père exemplaire qui sut parfaitement inculquer à ses enfants les fondements d’une vie chrétienne et harmonieuse. Toujours soucieux du bien-être de sa famille, pendant les années de pénurie de la guerre, il n’hésita pas à travailler également chez un agriculteur local, malgré son handicap provenant d’une blessure de guerre datant de 1917, afin d’ adoucir les rigueurs du rationnement alimentaire. Il devait, hélas, décéder prématurément en 1945 à l’âge de 65 ans d’un cancer, suivant de peu la plus jeune de ses filles, Maria, tuée lors d’un bombardement en Septembre 1944.

 

Notre maman, issue d’ une famille de cultivateurs de Willgotheim dans le Kochersberg, avait été préparée depuis son enfance à l’effort. Mère de 9 enfants, dans une période difficile de notre histoire, elle sut faire face avec un courage admirable aux embarras de l’existence. Profondément croyante, c’est dans sa foi qu’elle puisa également la force de se montrer toujours d’un optimisme souriant. Je, la vois encore assise à sa machine à coudre, fredonnant de vieux airs populaires, tout en rapiéçant les fonds de culotte de ses garçons. D’un dévouement total, sa sollicitude ne nous a jamais fait défaut. Aussi sommes-nous reconnaissants à Dieu de nous avoir permis de l’entourer de notre affection et de lui témoigner notre gratitude ,jusqu’à un âge avancé. Elle est retournée auprès de son créateur en 1992, à l’âge de 90 ans, après avoir passé un soir de vie paisible et heureux auprès de ma soeur Elisabeth.

 

A de trop rares occasions, j’interrogeais nos parents sur les us et coutumes du passe et sur leur propre jeunesse. Papa évoquait surtout les mérites de ses propres parents qui, de condition modeste, ont élevé dignement leur progéniture dans le respect d’autrui et la tolérance. Il aimait surtout rappeler le patriotisme frondeur, si typiquement alsacien, de son père qui ne manquait aucune occasion de narguer l’occupant allemand entre 1871 et 1918 et qui lui valut certains déboires avec la maréchaussée prussienne.

 

Notre maman me parla souvent, plus tard, de la vie au Neuhof des années 1890/1920. Elle me narra l’histoire de nombreuses vieilles familles du faubourg et à ma grande honte, ma mémoire n’a pas retenu beaucoup de ces faits. Mes frères et soeurs plus âgés pourront mieux témoigner que moi dans ce domaine. Entre autre, maman se souvenait très bien des tramways hippomobiles et de la fabrique de chapeau de paille de la rue de la Klebsau.

Augustine épousa John Hill et eût trois enfants. Nous avons eu le plaisir d'accueillir en 1985 au Neuhof, la petite-fille de Louise Rapp, Marie-Lou Laidley. Détail curieux,, je me souviens parfaitement d'avoir, dans ma jeunesse, relevé le nom de la ville de Spokane (Etat d'Oregon) au recto d'une enveloppe que mes parents venaient de recevoir d'Amérique.

 

Les années passent et à notre tour nous laisserons le Neuhof aux générations futures. Aussi ne saurai-je trop recommander à ceux qui nous suivent de s'enquérir du passé auprès de leurs parents et grand-parents. Vous ferez des découvertes passionnantes, parfois comiques et souvent émouvantes. Conservez farouchement ce patrimoine, développez-le et transmettez-le à vos enfants car nul ne sait combien de temps les Eschbach se maintiendront au Neuhof.

 

Que ma modeste contribution à ce blog et à l'histoire de notre famille, aide à resserrer les liens d'amitié, d'affection et de solidarité entre les branches de notre bel arbre. C'est mon souhait le plus cher.

 

Ernest Eschbach

 

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