Famille ESCHBACH du Neuhof
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Famille Eschbach

du Neuhof

 

 

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La pléthore des Hülfsvereine (en allemand plus moderne Hilfsvereine, société de secours ou d'entraide) est issue du comportement réactionnel d'une population laborieuse, naviguant entre le besoin et le paupérisme, et confrontée aux difficultés endémiques de la vie quotidienne. Dans l'adversité ces associations intervenaient pour soutenir leurs sociétaires. Au départ, au moyen d'une aide matérielle en produits alimentaires ou en heures de travail, à la longue sous forme d'une aide financière. Ainsi, pour ces sociétés d'entraide, la voie vers l'argent était ouverte. Elles se voyaient engagées aux nécessités de sa collecte et à celles de sa gestion.

 

Pour la plus grande partie de la population, les conditions d'existence étaient difficiles à Neuhof. Dans l'intérêt de chacun, l'affiliation à une société d'entraide s'avérait raisonnable ou même s'imposait. De ces sociétés qui affichaient une intention philanthropique, il est intéressant de le noter, certaines, en pleine période impériale wilhelmienne, s'honoraient de noms français. "Union" "Fraternité", "Concorde", "Providence", "Patriotisme" et "Espoir" ne sont pas antinomiques. Saluons au passage la tolérance des avant-derniers occupants en rien comparable avec des misères plus récentes.

Par les lois promulguées de 1883 à 1889, les dépenses consécutives aux problèmes de santé, cette large part d'inquiétude de toute l'humanité, étaient prises en charge par les caisses de maladie — les aïeules de la Sécurité sociale — et, n'entraînant

plus de détresse financière, pouvaient être abordées avec davantage de sérénité par les affiliés.

 

Mais, en 1897, en dépit de la rigide et expéditive bureaucratie impériale, ce nouveau système de protection, n'était apparemment pas uniformément opérationnel, car à Neuhof, plus d'une demi-douzaine de sociétés d'entraide, avaient des raisons de se maintenir pour la dernière ligne droite de leur parcours.

Casiers-tirelire d'un club d'épargne (Collection privée)

Ne subsistèrent, jusqu'à nos jours, que la Sterwelad (textuellement boîte de décès) ou le Sparclub (club d'épargne). Ces groupuscules, sous des aspects philanthropiques, en realité drainaient et fidélisaient vers le "zinc" les clients d'un bistrot pour les versements hebdomadaires ou mensuels. Passages forcément ponctués par le verre de bienvenue ou le coup de l'étrier.

 

 

L'idée de leur création avait vraisemblablement germé au cours de libations entre copains. Elle n'en témoigne pas moins de ces élans de solidarité que faisaient naître les difficultés communes. Ces modestes versements étaient ensuite acheminés vers un compte d'épargne. En cas de décès d'un membre de la Sterwelad, un capital, versé aux ayant droits, payait tout ou partie des frais d'obsèques. Quant au Sparclub, en fin d'année, le plus souvent avant Noël, les sommes épargnées étaient redistribuées dans le cadre d'une réjouissance évidemment arrosée. Le magot servait en principe à agrémenter les fêtes de fin d'année.

 

Les sociétés d'entraide ne pouvaient pas fonctionner sans trésorerie, ni comptabilité. Les fonds recueillis remontaient probablement vers un compte de dépôt d'un organisme d'épargne. Mais la collecte de l'argent, indispensable et incontournable, et sa redistribution, souvent nécessaire, leur conféraient un certain rôle bancaire. Elles étaient une forme de "mutuelle". Elles aussi sont un témoignage de cette exigence d'un regroupement solidaire pour affronter de concert, sans apparentement politique ou sectaire, et tenter de déblayer ce parcours semé d'embûches que semble avoir été le quotidien de cette autre fin de siècle.

 

 

Leur disparition, au fil des ans, n'en est pas pour autant un constat de faillite. Elles avaient trouvé et, cela bien au-delà de leurs espérances, un cadre adapté à leurs aspirations.

 

 

Conforme à la rigueur de leurs principes, offrant une organisation plus performante avec, au plan pécuniaire, des assises plus larges et plus solides, le profil du crédit mutualiste, frais éclos à l'époque, répondait à leurs ambitions et allait rallier leurs adhésions.

 

 

 

 

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