Famille ESCHBACH du Neuhof
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Raoul Clainchard et sa fondation

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Cérémonie du souvenir de Raoul Clainchard (Photo DNA)

Né en 1920 d'un père breton et d'une mère alsacienne, Raoul Clainchard fit ses études au lycée Fustel-de-Coulanges à Strasbourg avant d'aller en exode à Périgueux.

 

Malgré toutes ces péripéties, il trouva le temps de préparer et de réussir son baccalauréat. De retour à Strasbourg, alors annexé, il travailla dans l'entreprise familiale avant d'entrer à l'école de commerce.

 

Dès 1941, il s'engagea dans le réseau de résistance fondé par le Dr Charles Bareiss, spécialisé au départ dans l'aide aux prisonniers de guerre. Puis, les actions de ce réseau devinrent de plus en plus téméraires.

 

Arrêté en juillet 1942 et emprisonné à Strasbourg, Raoul Clainchard — comme d'ailleurs 12 de ses camarades de combat — fut condamné, en mars 1943, à la peine capitale pour "espionnage et intelligence avec l'ennemi". Quatorze autres condamnations se soldèrent par de sévères peines de prison et de travaux forcés.

 

Après sa condamnation, Raoul Clainchard écrivit à ses parents "S'ils m'ont condamné à mort, c'est qu'ils ont vu en moi le représentant de la jeunesse d'Alsace, qu'ils ont condamné en moi non pas le membre d'une organisation, non, mais tous ceux qui au départ pour l'Arbeitsdienst (service du travail) ou l'armée allemande ont chanté la "Marseillaise", l'hymne de la liberté et ont crié : "Vive la France". Ils ont aussi par-là condamné ceux qui sont partis pour aller se battre dans les rangs de la liberté."

 

En août 1943, une mesure administrative suspendit l'exécution des condamnés et demanda leur transfert dans des prisons situées en Allemagne, mais ce sursis était à tout moment révocable. De Strasbourg, Raoul Clainchard fut transféré à Wolfach, puis à Bruchsal et à Siegburg pour finalement être interné à la maison d'arrêt de Hameln en septembre 1944. Obligé de marcher pieds nus lors des promenades quotidiennes, manquant des soins les plus élémentaires, opéré puis amputé de la jambe droite, extrêmement amaigri et sous-alimenté, Raoul Clainchard succomba le 26 avril 1945.

 

Sa dépouille mortelle fut ramenée à Strasbourg en 1948 et repose au cimetière du Polygone, à quelques pas d'un autre martyr alsacien, à savoir Marcel Weinum, exécuté en avril 1942, à l'âge de 18 ans. Aujourd'hui, une rue située à Neuhof porte son nom. Sa dernière lettre adressée à ses parents et à sa soeur à la veille de son exécution, comme ainsi :

"Stuttgart, le 13 avril 1942.

Chers parents et Mariette.

 

A l'instant, j'ai eu la triste communication que je serai exécuté demain matin à 6 heures. Chers parents, pour moi, cela n'est pas un malheur, car alors commencera pour moi une nouvelle vie, la vraie vie.".....

 

En novembre 1970, le père de Raoul, Jacques Clainchard — nommé chevalier de la Légion d'honneur, décoré de la croix de guerre de 1939-1945 et de la médaille de la Résistance — déclarait que lui-même et sa femme Victoire, née Ulrich, souhaitaient que le souvenir de leur fils unique soit un exemple, qu'il ne soit pas oublié. Ils pensaient être fidèles aux idées de leur fils en léguant aux plus démunis la plus grande partie de l'héritage de Raoul.

 

C'est ainsi qu'est née la fondation Raoul-Clainchard qui recueille l'héritage moral et matériel en faveur d'inadaptés. La présidente d'honneur de cette fondation est Victoire Clainchard. Les membres fondateurs étaient le président André Bord, Simone Altorffer, Geneviève Boutault, Yves Bouchard, Roger Fouillette, Auguste Margraff, René Radius, Victor Schreyeck, Roland Vigny et Roger Weber.

 

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