Famille ESCHBACH du Neuhof
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Famille Eschbach

du Neuhof

 

 

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Des centres gérés par            l'association Adèle-de-Glaubitz

 

 

A l'angle formé par la route du Neuhof et la rue de la Ganzau s'étend la maison des soeurs de la Croix. Le domaine est désigné couramment par s'Kloschter, le couvent. Certains l'appellent encore s'Glowitzeguet, le domaine des Glaubitz. Avant d'appartenir aux Glaubitz, cette propriété a appartenu aux Vammerlen, puis aux Dartein. Dorothée Adèle de Glaubitz et ses deux soeurs cadettes, Octavie et Augustine, acquièrent en 1852 le domaine Dartein pour y faire construire un bâtiment destiné à accueillir de jeunes filles pauvres et en difficulté.

 

En 1848, Dorothée Adèle de Glaubitz fonde avec l'aide de ses deux soeurs la congrégation des soeurs de la Croix qui oeuvre pour des personnes en difficulté. Peu à peu d'autres établissements sont fondés. Mais en cette fin de XXe siècle, la congrégation est confrontée à l'absence de nouvelles vocations religieuses. C'est ainsi qu'en 1991 elle crée l'association Adèle-de-Glaubitz pour assurer la pérennité et la gestion de ses nombreuses oeuvres. Aujourd'hui l'association gère trois centres implantés à Neuhof. Il s'agit du centre Auguste-Jacoutot, du centre Louis-Braille et du centre Raoul-Clainchard. D'ailleurs, non loin du centre Auguste-Jacoutot, se trouve une rue qui porte le nom des Glaubitz.

 

Adèle de Glaubitz et les Soeurs de la Croix

 

Adèle de Glaubitz (1797-1858) est issue d'une famille noble originaire d'Autriche. Son père était le baron Frédéric Christian de Glaubitz, officier supérieur dans l'armée de Napoléon I. D'abord protestant, il se convertit à la religion catholique le 29 mars 1842. La mère, Françoise Jacqui, très bonne catholique, élève les cinq enfants du couple : deux garçons et trois filles. Adèle, l'aînée des trois filles, est née à Kogenheim dans le Bas-Rhin. Ses parents la font élever par les religieuses à Kintzheim, appelées "Les dames du Sacré-Coeur". Adèle s'y distingue par sa grande prudence et sa profonde piété. De retour d'un voyage en Suisse en 1830, où elle a visité une école ménagère, elle prendra la résolution de fonder une école semblable à Strasbourg pour donner à des filles pauvres et délaissées une éducation leur permettant de vivre dignement.

Dès 1833, Adèle de Glaubitz réunit quelques filles dans la maison paternelle — au n° 4 de la place Saint-Pierre-le-Jeune, à côté de l'église protestante — pour les instruire et les former. Ses parents n'aiment pas beaucoup cela, mais la laissent faire. Ses deux frères se moquent d'elle et ses amis aussi la critiquent beau­coup. Mais Adèle est courageuse et continue son idéal. D'ailleurs, le nombre de ses protégées augmente.

Peu à peu, le bien-fondé de sa mission est reconnu et quelques personnes, notamment une veuve et sa fille, veulent l'assister et l'aider dans son oeuvre. Les prêtres de la ville, particulièrement Mgr Raess, les Jésuites et le prédicateur de la cathédrale, l'abbé Muhe, soutiennent également son œuvre. En outre, un comité, qui doit lui procurer les fonds nécessaires pour faire vivre et développer son action, est fondé.

Vingt-cinq filles sont alors accueillies dans la maison paternelle, mais celle-ci s'avère bientôt trop petite. Une occasion favorable pour déménager se présente en 1843. En effet, les abbés Bautin et Ratisbonne quittent les locaux de leur école située au n° 9 de la rue de la Toussaint pour s'installer à Paris. Adèle peut donc acquérir cette maison et y habiter avec ses filles. Le nombre de filles qui rejoignent la maison d'éducation est de plus en plus important. Les soeurs d'Adèle, Octavie et Augustine, et d'autres dames viennent la soutenir dans sa tâche. Au départ, Adèle n'avait pas l'intention de fonder une congrégation, mais une des filles qu'elle avait accueillie demande à devenir religieuse.

 

Après mûre réflexion, elle décide de fonder une congrégation. L'autorisation épiscopale ne tarde pas. Le 2 février 1848, les trois soeurs Adèle, Octavie et Augustine et six jeunes filles prononcent leurs voeux dans la chapelle de la maison. Adèle a mis cette congrégation sous l'emblème de la Croix et lui donne le nom de "congrégation des soeurs de la Croix". Elle en devient la première supérieure. La congrégation est approuvée par un décret de Napo­léon III en 1862 et sa fondation paraît au "Journal officiel". En 1847, les dames de Glaubitz ouvrent un éta­blissement à Neuhof sur la propriété de la famille de Dartein.

 

Peu à peu d'autres établissements sont fondés. En 1851 est créé un établissement pour jeunes filles en difficulté à Donzdorf dans le Wurtemberg. En 1856 est fondé un établissement à Böckendorf en Westphalie. En 1857, un orphelinat ouvre ses portes à Sélestat et un autre est installé dans la rue de la Fédération à Strasbourg‑Meinau.

Parmi les actions réalisées par les soeurs de la Croix citons le travail exceptionnel de soeur Anselme. Le 29 octobre 1918, soeur Anselme, née Marie-Rosalie Schaeffer le 1er août 1877 à Still, prend le poste de supérieure générale de la congrégation des soeurs de la Croix, fonction qu'elle assumera jusqu'au 29 septembre 1945. Elle enseigne à l'institut des sourds-muets du 3 mai 1902 au 5 novembre 1918. De 1901 à 1911, cet institut était installé au n° 20 de la rue de la Charité à Neudorf, puis il s'établira au n° 6 de la rue de la Ganzau à Neuhof.

 

En 1926, les soeurs de la Croix se voient remettre par l'académie française le "prix de vertu" pour leurs diverses activités : le soin des malades et l'éducation des orphelins (orphelinat Saint-Joseph à Neudorf, Steinkreuz à Colmar). Vers le milieu du siècle dernier fut fondée à Strasbourg-Neudorf la grande maison d'éducation et de correction pour filles. Ensuite la congrégation créa des institutions pour aveugles à Still, pour les sourds-muets à Strasbourg-Neuhof dont la direction fut assumée par l'aumônier Joseph Kragel de 1966 à 1980, pour les handicapés mentaux et moteurs à Cernay, un immense institut dénommé Saint-André qui passa pour être un établissement modèle.

 

 

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