Famille ESCHBACH du Neuhof
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Famille Eschbach

du Neuhof

 

 

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Durant ce temps, le Dr Lange ne cesse de promouvoir ce projet. La ville de Strasbourg offre alors à la Société de secours un terrain de trois hectares situé au Stockfeld et lui permet de disposer d'un bout de forêt situé à proximité du futur hospice. Mais les fonds collectés jusqu'à présent sont insuffisants pour mener à bien le projet. La société décide alors d'emprunter 15 000 marks auprès de la Landesversicherungsanstalt. Les travaux débutent enfin en 1913, puis la guerre éclate et seul le gros oeuvre est achevé. Malgré la pénurie de main-d'oeuvre les travaux continuent. Finalement l'établissement est inauguré le 16 janvier 1916.

 

Dans un premier temps, l'hospice se transforme en lazaret orthopédique dans lequel les médecins soignent des blessés de guerre. On y confectionne cependant aussi des appareils et prothèses, on y organise la formation professionnelle des invalides et y enseigne l'écriture, le calcul, la sténographie, la comptabilité, le dessin, le travail manuel, la vannerie, la cordonnerie, le travail du cuir, la taille d'habits, la mécanique orthopédique, la menuiserie.

 

Après la guerre, l'hôpital redevient foyer-hospice. Il se charge non seulement de guérir ou du moins d'améliorer l'état de santé des jeunes infirmes, mais aussi de leur dispenser une instruction scolaire pendant toute la durée du traitement et de leur apprendre un métier en fonction de leurs capacités. Même un service religieux est assuré. En outre, des religieuses de la congrégation des soeurs de la Croix rejoignent l'établissement et dispensent des soins aux malades dès 1920.

 

Les années suivantes, le personnel a fort à faire. Il soigne les déformations rachitiques, les malformations congénitales, la paralysie infantile, la scoliose, la tuberculose osseuse et articulaire. Le Dr Allenbach — chirurgien en chef dès les lendemains de la Grande Guerre jusqu'en 1958, sauf de 1940 à 1944, époque à laquelle l'hôpital est dirigé par le Dr Stultz, puis le Dr Dankelmann — crée même un sanatorium orthopédique — annexe de l'hôpital Stéphanie située près du lac Blanc — qui s'occupe exclusivement de la tuberculose osseuse et articulaire. Mais en 1936 le destin du foyer-hospice va être bouleversé.

 

Le 1 e avril 1936, la Société de secours orthopédique pour enfants infirmes cède cet institut aux hospices civils de Stras­bourg. L'établissement s'ouvre alors progressivement aux adultes, aux femmes d'abord, puis aux hommes.

En 1958, le professeur Jung y exerce en tant que chirurgien en chef. Il est assisté du professeur Lang et par deux chefs de clinique, les docteurs Kehr et Truschel. L'hôpital comprend alors également une policlinique pour malades ambulants et un service de kinésithérapie. En outre, un atelier orthopédique, employant dix ouvriers, confectionne les chaussures et l'appareillage orthopédique. Le bâtiment principal, prévu initialement pour 60 infirmes, est flanqué de chaque côté de deux constructions plus petites, reliées par deux galeries couvertes. Les deux galeries de cure sont destinées à protéger la cour des vents d'ouest. A l'arrière du bâtiment s'étend un vaste potager. En 1970, une nouvelle aile et deux nouvelles salles d'opération sont ajoutées au complexe. Plus tard une autre aile est construite.

Depuis les années 1970, le professeur Jung s'est illustré en développant des prothèses articulées réservées aux amputés de la main et de l'avant-bras en créant des tunnels dans les muscles restants, ce qui permettait d'activer les prothèses. Ces prothèses étaient souvent fabriquées et entretenues dans l'atelier orthopédique de l'hôpital Stéphanie. Le professeur Jung s'est également illustré sur le plan national et international dans le développement de la chirurgie de la colonne cervicale mettant au point une opération de libération de l'artère vertébrale qui porte son nom. A son départ à la retraite en 1975, le professeur Gabriel Lang lui succède.

 

Entre-temps, les progrès de la médecine et de la chirurgie ont vu disparaître de très nombreuses affections ostéo-articuliares comme en particulier la tuberculose et plus spécialement encore la poliomyélite qui a disparu par la vaccination. Or, ces maladies, tuberculose ostéo-articulaire et poliomyélite, représentaient un nombre important de malades qui justifiaient d'hospitalisations prolongées à l'hôpital Stéphanie. De ce fait, progressivement, l'activité chirurgicale de l'hôpital Stéphanie se spécialise dans deux grandes directions, le traitement orthopédique et chirurgical des scolioses et la chirurgie de remplacement articulaire par des prothèses.

 

Le traitement orthopédique et chirurgical des scolioses représente une très importante activité de l'hôpital Stéphanie. De très nombreux patients et patientes, de préférence adolescents et adolescentes, sont traités quotidiennement au service à l'aide de corsets plâtrés et de corsets orthopédiques qui sont toujours faits sur place par les ouvriers de l'atelier. Dans un certain nombre de cas de scoliose grave, le traitement chirurgical est retenu. Jusqu'en 1981, les opérations les plus souvent pratiquées consistaient à la mise en place du matériel de Harrington, suivie de corset et d'immobilisation pendant de nombreux mois.

 

Après cette date, a été très rapidement introduit à l'hôpital Stéphanie le nouveau matériel Cotrel-Dubousset qui a permis des réductions spectaculaires de scolioses graves avec des suites tout à fait simples. Le malade se lève le lendemain de l'opération et peut quitter l'hôpital définitivement guéri après deux à trois semaines, plus besoin de plâtre, plus de corset, le retour en classe ou au travail avec même reprise d'activités sportives se fait dans les semaines qui suivent l'opération. Des centaines de ces opéra­tions sont réalisées à l'hôpital. Ce matériel de réduction et de stabilisation de la colonne est toujours encore en évolution, il est perfectionné au service.

 

Après cette date, a été très rapidement introduit à l'hôpital Stéphanie le nouveau matériel Cotrel-Dubousset qui a permis des réductions spectaculaires de scolioses graves avec des suites tout à fait simples. Le malade se lève le lendemain de l'opération et peut quitter l'hôpital définitivement guéri après deux à trois semaines, plus besoin de plâtre, plus de corset, le retour en classe ou au travail avec même reprise d'activités sportives se fait dans les semaines qui suivent l'opération. Des centaines de ces opéra­tions sont réalisées à l'hôpital. Ce matériel de réduction et de stabilisation de la colonne est toujours encore en évolution, il est perfectionné au service.

 

L'hôpital Stéphanie sert de terrain d'études et de mise au point de nouveaux matériels pour le traitement des affections de la colonne vertébrale et des hanches. En effet, une autre orientation de l'activité chirurgicale du service Stéphanie se fait dans le domaine des prothèses totales de hanche et de genou. Là aussi, le matériel chirurgical a fait de très importants progrès. Initialement cimentées, les prothèses ont progressivement laissé la place à des tentatives de recherche de prothèses nouvelles, en particulier de prothèses sans ciment et l'équipe de Stéphanie fait partie d'un groupe d'études international de mise au point d'une prothèse d'un type particulier (prothèse vissée). L'hôpital Stéphanie servant de terrain d'études et de mise au point de matériel chirurgical perfectionné, de nombreux médecins étrangers défilent au service. Des cours, des conférences et des congrès sont organisés.

Malheureusement, au fur et à mesure, pour des raisons budgétaires et de recrutement, les soeurs religieuses disparaissent et les classes d'enfants dépendant de l'Education nationale sont fermées. La tuberculose osseuse ayant pratiquement disparu, le "Lac Blanc" est également fermé. Pour des raisons budgétaires encore, l'hôpital vieillissant, manquant d'outils d'investigation modernes, comme le scanner et l'IRM (imagerie de résonance magnétique), son déménagement à l'hôpital central est décidé pour l'été 1995. En chirurgie B, un nouveau service est créé mais le professeur Lang a exigé que ce nouveau service s'appelle "service Stéphanie" et que soit déménagé également le portrait de Stéphanie von Wedel, cette grande dame (l'histoire de l'hôpital Stéphanie à partir de 1970 a été rédigée par le professeur Lang).

 

L'hôpital Stéphanie a été transformé en établissement de retraite et de long séjour.

 

 

 

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© Jean Louis Eschbach